A propos de moi

Les technologies numériques font aujourd’hui partie de nous-mêmes et de notre vie quotidienne; beaucoup considèrent qu’elles ont changé leur vie, et qu’ils ne pourraient plus s’en passer. Vivre dans les technologies numériques est devenu un acte militant. Depuis 2001, j’observe et analyse la façon dont les usagers se présentent et communiquent (messageries instantanées, pages persos, blogs, médias sociaux, réseaux sociaux numériques, jeux vidéos, art et création numériques interactives). Le caractère très longitudinal de cette observation m’a permis de constater l’évolution des usages et des allants de soi relatifs au système de signes qui manifeste l’utilisateur des technologies numériques (communication numérique, jeu vidéo, art numérique, réalité augmentée).

Mes travaux proposent des Modèles pour montrer comment l’usage de ces interfaces implique l’assimilation de modèles de perception et d’action qui influent sur le jugement et la manière de percevoir le monde et d’agir dans le monde.

 

Fanny Georges 2009 Modele de l identite numerique

Modèle de l’Identité numérique (GEORGES 2009)

 

J’ai développé plusieurs modèles parmi lesquels:

  • le modèle de la Représentation de soi, qui est une typologie des signes par lesquels le sujet se manifeste: ligateur autonyme, qualifiants, sociatifs, possessifs, locatifs.
  • le modèle de l’Identité numérique, qui est une typologie des signes qui manifestent l’utilisateur dans le web social: identité déclarative, agissante et calculée.
  • le modèle de la Métaphore du profil, qui montre le processus d’intériorisation de l’image présentée à l’écran en image de soi ou de l’autre, par trois sous-domaines de la métaphore: la métaphore du soi, du chez-soi et du flux.

Ces modèles sont composés en m’appuyant sur la Phanérologie morphosyntaxique développée dans ma thèse, qui est une classification des signes qui manifestent l’utilisateur utilisant les concepts de description du langage verbal (le modèle de la représentation de soi en est la présentation simplifiée).

Depuis 2013, je poursuis ce travail en étudiant la présentation identitaire de l’utilisateur post mortem, et en interrogeant la capacité de ces dispositifs à donner prise à des imaginaires de l’Eternité. J’ai obtenu un financement de l’Agence nationale de la recherche pour cela pendant 4 ans (2014-2018) , pour le projet ANR ENEID Eternités numériques.

 

 

Publicités